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Le Mouvement Global du Bon Vivre

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Le Mouvement Global du Bon Vivre rassemble et lie des personnes, des collectifs, des mouvements sociaux qui adhèrent ou qui ont comme idéal le Bon Vivre en tant q´ une autre voie aux courants euro-centriques et réductionnistes qui dirigent le monde depuis 500 ans. L’échec des plusieurs conceptions obscurantistes et des projets contre nature a amené la recherche d’autres chemins. Un de ceux –ci provient de l’expérience accumulée des peuples autochtones millénaires qui habitent en Abya Yala (l´Amérique) depuis au moins 20 000 ans et qui ont beaucoup à offrir et à partager.

La rupture colonisatrice imposée par les monarchies européennes n’a pas réussi à  terminer avec les peuples ancestraux qui ont survécu et résisté à  différents niveaux. Depuis, « Nous nous levons la nuit pour allumer et étendre la lumière. » comme disaient nos ancêtres, qu’on devrait le faire après 500 ans. Nous sommes les héritiers, les adeptes et les tisserands de toutes ces sagesses, pratiques et valeurs ; déployant le Bon Vivre dans les différentes langues, formes et couleurs d´ Amaruka ou d´ Abya Yala.

Nous sommes un mouvement pluraliste, renforcé par la différence et la diversité,  propre de la nature de laquelle l’humain fait partie et dont le sens de l’existence est dans la recherche de l’équilibre et de l’harmonie parmi ses différents aspects et points de vue qui contribuent  à éviter le dogmatisme et le fanatisme. L’opposition est la constante de la vie humaine et naturelle, celle qui génère des séparations,  des obstinations et  des disputes. Face à elle, nous proposons  la conciliation et l’accord fondé sur le principe de « l’harmonie des complémentaires ».

Un point de vue absolument  différent au paradigme de civilisation qui cherche à annuler ou à éliminer l’opposant, position et attitude qui détruit  et qui entraîne  continuellement  la guerre,   la mort,  la destruction,  la violence, la douleur. Nous sommes conscients que ce n’est pas facile de vivre en harmonie et en équilibre (Bon Vivre), mais nous avons la perspective, les outils et les connaissances pour construire dans cette philosophie complémentaire, pour toujours rechercher à rétablir la stabilité et à  maintenir l’équité comme source principale d’une vie permanente et symbiotique.

En ce sens, nous voulons rendre visible, augmenter et consolider ces ontologies, épistémologies, axiomes, herméneutiques pour reconstruire nos vies personnelles et communautaires. À partir d’une nouvelle manière de comprendre la réalité, trouver un autre mode de vie et d´établir d’autres types de relations que celles imposées par la civilisation capitaliste. Nous comprenons que cette civilisation est apparue comme un projet pour rompre avec la Terre Mère et pour contrôler le féminin de la vie. La civilisation s’est séparée de la nature, l’a catégorisée d’inférieure,  l´a fait devenir en objet  et l´ instrumentalisée. Le même processus a eu lieu avec les femmes, la sensibilité, l’affectivité, la sexualité, les déesses, les pauvres d’Europe et cela  s’est étendu durant les 500 dernières années à tous les autres lieux, peuples, couleurs, cosmovisions et philosophies du monde.

Après plus de 2000 de ce mode d´existence,  en  Europe et partout dans le monde, les femmes, les diversités sexuelles, les spiritualités, les peuples autochtones de toutes les couleurs de la Terre Mère, se lèvent  pour dire que nous ne voulons plus pour aucun humain et pour aucun peuple le patriarcat, le machisme, le racisme, le classisme, le sexisme, l’homophobie, la xénophobie, le nationalisme. De même, nous ne voulons plus d’extractivisme, d’écocide, de torture, d’agressions envers les autres êtres de la Mère Terre. Nous nous sentons partie de la nature et du cosmos sacré,  en unité  avec les autres êtres vivants qui sont nos frères et  nos soeurs et qui jouent un rôle fondamental dans l’équilibre et le Bon Vivre de la planète.

Nous ne questionnons pas seulement le classisme puisque ce n’est qu’une des parties des conflits sociaux de toute une autre série de facteurs fondamentaux, structuraux qui mènent aux paradigmes homogénistes et suprématistes. Les différences qui existent entre les promoteurs du capitalisme et du socialisme-communisme sont essentiellement des différences de clases. En effet, tous  deux partagent les mêmes préjugés conceptuels sur la réalité, la nature, la science, la culture, la société. Nous nous en démarquons par nos principes et nos valeurs.

Nous aspirons à une décolonisation des courants provenant de l’eurocentrisme de gauche, pour pouvoir avancer vers des changements profonds de la société  sans rester à de simples changements épidermiques comme ceux qu’on a vu durant toutes ces années et qui n’ont  été rien de plus que du « gatopardisme », un simple changement de peau pour que tout reste pareil. Deux tendances hégémoniques qui prétendent essentiellement à des changements économiques mais qui laissent inaltérées les conceptions et les institutions créées par le réductionnisme et la pandémie civilisationnelle.

En occident, il y a des gens qui ont compris qui eux aussi sont des prisonniers du colonialisme eurocentrique, matérialiste, positiviste, rationnel, dogmatique et qui ramène les savoirs et pratiques de leurs ancêtres autochtones ont comme référant le Bien Commun qui va dans le même sens que le Bon Vivre. La même chose en Afrique avec l’Ubuntu et en Asie. Conséquemment, il ne s’agit pas d’expérimenter de nouvelles aventures ou de retourner dans le passé mais de profiter des expériences de vie accumulées des peuples autochtones de partout dans le monde et même des expériences positives de la nommée « civilisation ».

L’axiome politique droite-gauche est un dogme colonisateur, imposée au monde par le monothéisme politique pour diviser les êtres humains. Cependant, nous sommes conscients que c’est la manière selon laquelle la majorité des êtres humains se situe dans ces termes et ces codes pour prendre position dans le capitalisme. En ce sens, nous nous situons à gauche mais nous sommes critiques de la gauche, spécialement de la gauche orthodoxe, institutionnelle, électorale, instrumentaliste. En dehors de cette dichotomie hégémonique, nous nous inscrivons dans « l’altérité » face à toutes les pensées: unique, monarchique et eurocentrique. Nous ne plaidons pas pour un changement civilisationnel mais pour une trans-civilisation pour sortir de tout le modèle anthropocentrique, anthropomorphe, géocentrique, moniste, cartésien, objectivateur, qui a créé l’empire gréco-romain avec son paradigme centralisé sur la raison instrumentale.

En ce sens, nous précisons que le Bon Vivre n’est pas un modèle de développement, ni une alternative à celui-ci, comme l’ont présenté de façon déformée les progressistes. Le Bon Vivre est un système socio-politique-spirituel qui reproduit le système nature dans une version et application humaine. Ce n’est pas seulement un projet culturel, mais un paradigme intégral s’appliquant à tous les éléments qui forment la vie sociale et naturelle. Nous aspirons à construire un monde vital, réciproque, complémentaire, correspondant, mutuel, dans lequel « cohabitent tous les mondes » comme disent les zapatistes.

Nous aspirons à diminuer les inégalités, car nous comprenons que les iniquités entraînent ou sont le point de départ, de l’exploitation, la pauvreté, la délinquance, la maladie et la souffrance. Notre proposition est de les réduire au minimum entre les humains, et entre les humains et tous les autres êtres vivants. Pendant que le capital se trouve au coeur de la droite, l’homme est au centre de la gauche alors que dans l’altérité du Bon Vivre c’est la vie dans son ensemble qui est au centre.

Par conséquent, nous considérons que la communauté doit être au-dessus du public-état et du privé De cette façon, nous voulons sortir de la binarité, de la privatisation et de l’étatisme, mettant ainsi le communautaire (coopératif, associatif, groupal, collectif) comme une autre entité fondamentale et primordiale sur l’économie et la propriété. Tout ceci à l’intérieur d’un état plurinational, rendant possible le partage et la cohabitation de la multiplicité de l’hétérogénie à l’inverse d’un État uniciste, pyramidal et répressif qui nous gouverne actuellement.

Dans ce mouvement, nous pratiquons la biocratie et le consensus et rien n’est décidé ni fait en fonction de la majorité qui remporte sur la minorité comme dans la démocratie. Nous cherchons l’accord, la conciliation, la médiation, la compensation, pour sortir de toute forme de compétition, principe de base qui régit l’eurocentrisme de droite et de gauche.

Construire le nouveau monde et y vivre nous intéresse plus que détruire le capitalisme et nous dédier à la prise de pouvoir. Nous préférons les projets collectifs de production régénératrices et de nouveaux modes de vie plutôt que dédier tout notre temps à la lutte électorale. Nous estimons plus les actions de résistances quotidiennes face au développement et au néolibéralisme que de mettre tous nos efforts dans la lutte armée pour attaquer le pouvoir, pour ensuite nous dévouer à le défendre et ainsi nous convertir en autorités dominatrices en cherchant à conserver ce même pouvoir politique. C’est pour cette raison que la « rébellion sociale » qui génère une nouvelle forme de vie, nous anime davantage que les révolutions armées et les élections démocratiques, même si nous assumons nos positions face à ces scénarios, entre autres en appuyant ou en critiquant les politiciens professionnels et les partis politiques présentés comme les seules entités de direction publique et sociale.

De cette façon, nous ne sommes pas une force qui s’ajoute à la gauche mais nous avons avec elle des points de convergences et des divergences, ouvrant ainsi d’autres possibilités réelles de changements profonds  et pas seulement des écrans de fumés. Nous cherchons à donner de l´ espoir à quiconque ne voit pas dans les partis politiques des mécanismes de transformation, pour ainsi générer d’autres processus depuis l’altérité et éloignés des pratiques qui sont connues et qui ont échouées. En dernier lieu, ce que nous faisons c’est de systématiser les expériences de rébellions des différents peuples dans le but de guider et éclairer ceux et celles qui ne voient toujours pas qu’il y a quelque chose au-delà du mode de pensée hégémonique et suprématiste.

Si comme nous, tu sens l’appel de la Terre Mère  pour faire fleurir tout le potentiel et la folie créatrice pour construire ensemble le monde que nous voulons voir pour nos enfants. Si comme nous, tu ressens l’urgence d’agir pour créer un monde qui prend soin de toutes les formes de vie. Si comme nous, tu en as assez de la pandémie du capitalisme, ¡joins-toi au Bon Vivre!

mail: elbuenvivir@riseup.net (On parle français)

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